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LA CARPE KOÏ
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Fiche Technique :
 
La carpe koï  est un poisson ornemental asiatique, élevé en Chine puis au Japon. Son nom est la contraction du terme « nishikigoi » littéralement « carpe de brocart »). Vivant dans les rizières, ce poisson est le fruit de croisements entre individus de l'espèce appelée Carpe commune, Cyprinus carpio1. Elle est définie comme étant de la sous-espèce Cyprinus carpio carpio2. La carpe koï arbore diverses couleurs : rouge, blanc, jaune, noir, etc. Certaines variétés colorées sont très prisées par les collectionneurs et peuvent atteindre des prix records alors qu'elles ne sont encore âgées que d'environ deux ans. C'est un symbole d'amour et de virilité que l'on retrouve couramment dans la culture japonaise.
 
Comportement des koïs :
 
Les carpes koï ne peuvent être maintenues qu'en extérieur, dans des bassins aménagés ou des étangs. Elles sont incapables de survivre en aquarium, puisqu'il faut un mètre cube d'eau pour une carpe koï adulte3.
Les carpes koï sont essentiellement végétariennes, ce qui explique leur caractère pacifique et grégaire. La cohabitation avec d'autres espèces de poissons ne pose donc aucun problème. Elles restent souvent regroupées en bancs et effectuent ensemble des aller-retour entre leurs lieux de repos et d'alimentation
Les koïs affectionnent les fonds sablonneux ou vaseux dans lesquels elles cherchent de la nourriture à l'aide de leurs deux paires de barbillons. Dans un bassin aménagé, il est cependant préférable de supplémenter leur nourriture avec des granulés flottants, des flocons, etc. La carpe est tellement docile et routinière qu'elle finira souvent par manger dans la main de son propriétaire et venir réclamer sa nourriture à heure fixe
Plus la température de l'eau est élevée, plus les carpes seront voraces. Mais lorsque la température descend sous la barre des 6 °C, les carpes cessent pratiquement de s'alimenter et entrent dans une phase de semi-hibernation qui peut durer durant tout l'hiver. Elles se cachent alors au fond du bassin, presque enfoncées dans la vase, afin de se protéger du froid3.
 
L'histoire de la carpe koï :
 
La Carpe commune (formes normale et cuir) qui a servi de souche aux carpes koï.
Six carpes koï de différentes variétés colorées.
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la carpe koï n'est pas originaire du Japon. La plus ancienne forme du nishikigoi, appelé magoi, était noire et vivait dans les mers Noire, Caspienne, d'Aral et d'Azov. C'est en Chine qu'apparaissent les premiers écrits les concernant au environ de 500 av. J.-C..
Les premières techniques d'élevage de la carpe koï furent également inventées en Chine. Les variations chromatiques se limitaient alors au rouge et au gris car on l'élevait principalement pour la saveur de sa chair. La carpe koï ne fut introduite au Japon que lors des invasions chinoises3.
C'est au XVIIe siècle, dans la région du Niigata, que l'on introduisit la carpe dans les rizières afin d'agrémenter le régime à base de riz des paysans. Les premières mutations chromatiques dignes de ce nom apparurent entre 1804 et 1830 et concernèrent les carpes rouge, blanche et jaune. Entre 1830 et 1850, les kohaku virent le jour à la suite d'un croisement entre une carpe blanche et une carpe rouge. Et dès la fin du XIXe siècle, la plupart des variétés que nous connaissons maintenant s'étaient établies3.
L'élevage des carpes koï ne connut cependant qu'un succès qui ne dépassa pas les frontières du Niigata. Mais au sein de cette région, certains poissons valurent bientôt leur pesant d'or et l'élevage fut temporairement interdit par les autorités locales qui considéraient cela comme de la spéculation.
Ce n'est qu'à la suite d'une exposition à Tokyo en 1914 que les koïs sortirent de leur isolement, le maire d'un village du Niigata y ayant envoyé 27 exemplaires afin de sensibiliser le public aux conditions de travail pénible dans la région. Huit de ces carpes furent offertes au fils de l'empereur Taisho. Ce fut cet évènement qui permit la propagation de la carpe koï dans le monde entier3.
Le marché de la carpe koï s'est considérablement développé à l'issue de la Seconde Guerre mondiale grâce au transport aérien et la création d'élevages à l'extérieur du Japon. Maintenant, de nombreux pays assurent la production de carpes ornementales, mais la qualité des koïs élevées au Japon surpasse néanmoins toute concurrence
 
Marché et collectionneurs :
 
Les carpes koï peuvent être très onéreuses, suivant leur classe : A, B et C ; la classe A étant la plus chère. En effet, on compte des individus dont le prix peut aller jusqu'à 200 000 dollars (180 000 euros) pour les plus rares au début des années 2000. Le record absolu est une vente réalisée en 2008 pour une montant de 347 000 euros.
Les carpes koï de classe A proviennent uniquement d'élevages japonais et sont pour cela considérées comme étant les meilleures. Les carpes koï nées de parents japonais, mais qui n'ont pas été élevées au Japon forment la classe B. En revanche, les carpes de grade C n'ont pas de liens de parenté avec les koïs et ne devraient pas être considérées comme telles.
La plus prisée des carpes koï est le tancho. Cette carpe est blanche avec une tache rouge unique sur la tête. Son nom provient de la grue du Japon, qui arbore également ce motif. Elle est particulièrement appréciée chez les Japonais puisque son motif rappelle le drapeau du pays3.